A découvrir jusque Mai 2017
Rue Ravenstein – 1000 Bruxelles / Belgique
L’objectif de l’équipe d’URBANA est de mettre en avant la diversité artistique en créant une œuvre homogène à partir d’un maximum d’univers esthétique différents et en y associant autant d’artistes autour d’un même projet. La palissade a ainsi été divisée en 40 parcelles égales de 3,4m de hauteur sur 3m de largeur.
La thématique du portrait s’est vite imposée. Dans notre monde interconnecté, URBANA à fait le choix de mettre l’Homme au centre du projet « INTERFACES ». Une succession de visages représentant la population et la diversité culturelle de notre société. Subtilement, une ligne de regard crée un horizon, celui du futur.
Issus du milieu des arts urbains, de la peinture, de la photographie ou encore de l’illustration, les 40 artistes portraitistes sélectionné se sont vu confier la réalisation d’un portrait d’une personne inconnue dans un gabarit prédéfini pour seule contrainte.
La diversité obtenue, elle, n’est le fruit que du hasard et du choix personnel des artistes. Un rythme harmonieux issu d’autant d’histoires personnelles que d’artistes s’est naturellement créé entre les genres, les âges et les cultures. Pour certains, il s’agit d’un proche, pour d’autre, d’un autoportrait ou encore d’un inconnu ou une inconnue choisit pour son intensité.
Soaz – Zac Rylic – Klaas Van der Linden – Nova Dead – Mache – Fabienne Cresens – Samuel idmtal – Edmond Jamoulle – Steve Locatelli – Denis Meyers – Jellyfish – Arme – HMI – Vassilis – Eyes-B – Mélanie Grégoire – Stéphanie Roland – Fred FP – Matthew Dawn – Jean-Charles Frémont – Solo Cink – Coni – Psoman – Faker – Cazn Art – Guitar y Banjo – Spencer – Links One – Degat – Salomé Gautier – Arnaud Kool – EBO – Piet Rodriguez – Thomas Marchal – Eres – Joost Jansen – Mehsos – Silio Durt – Ecto – Nean


La femme est au centre du travail de Soaz, Jeune Bruxelloise de 20 ans. L’importance de la sensualité dans le regard féminin est accentué par un petit bouquet de fleur dans les cheveux qui rappelle aussi bien l’été que la légèreté.



Cette oeuvre s’appelle « Opium ». Ce visage de jeune femme symbolise la nature qui reprend ses droits sur l’homme. Le gris est un rappel aux statues en béton tandis que les couleurs vives sont un rappel aux rêves.



Passant beaucoup de temps avec son fils, l’artiste a profité de l’opportunité pour le représenter. Le portrait rempli entièrement la surface, Imdtal illustre ainsi le fait qu’il a tendance à voir son fils beaucoup plus grand que ce qu’il n’est. Son côté fou se retrouve à travers son expression, les couleurs et les trames utilisées.


Ce portrait est une « expression du ventre ». À la fois mystique et abstrait, Il suggère les formes et l’émotion. Une volonté de représenter un homme fort qui ferait presque peur fait contraste avec les couleurs qui l’adoucissent et le rendent un peu plus « Pop ».








Pourquoi est-elle si calme? Est-elle punie? De quelle époque vient-elle?
Prisonnière de sa propre image, le temps pour elle s’allonge infiniment.





Influencé par l’univers shamanique et la culture amérindienne, ce portrait, basé sur une photographie représente un homme issu de cette culture. La réalisation géométrique et anguleuse fait référence aux constructions que l’on retrouve parfois dans la nature, comme si c’était l’architecture de l’homme.










Suite à la découverte d’un livre contenant 120 portraits d’hommes rasés venant des 4 coins du monde, Arnaud Kool s’est amusé à créer un portrait reprenant des parties de plusieurs d’entre eux. Les taches de couleurs, la pipe et la boucle d’oreille sont des éléments plus contemporains dont le sens est libre à l’interprétation du spectateur.



Ce portrait représente Annie, l’artiste l’a choisi sans hésitation. La photo a été prise entre deux parties au boulodrome de Saint Gilles. Elle lui fait penser à la bonne époque, aux vrais Bruxellois. L’artiste voulait mettre en valeur cette autre génération, qui compte beaucoup pour lui.


L’artiste a choisi son ami Miro, Stanislav Miro, la réincarnation de Toulouse-Lautrec. Souffrant d’un traumatisme vertébral, il peint des peintures à l’huile pendant la nuit dans l’obscurité bruxelloise. Sans domicile fixe, son chemin est parsemé d’obstacles. Ce portrait est un éloge à son sourire qu’il offre, malgré tout, à son entourage.

La volonté de Mehsos est celle de représenter une émotion à travers le portrait plutôt que de représenter une personne. Il attire l’attention sur le regard pour ensuite que le spectateur voyage autour de celui-ci au fur et à mesure qu’il se déconstruit.

La démarche de Silio Durt a été de demander à ses proches des photographies de classe. Ces photos sont réalisées dans une volonté de perfection et sont la base sur laquelle travaille l’artiste. Il s’agit ici d’une représentation du frère d’un ami sur qui Silio Durt a pratiqué son « bordel organisé » pour contraster avec l’idée de la photo de classe parfaite.

